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18 octobre 2018

[Alerte presse] De l’utilisation des herbiers au XXIe siècle

Guillaume Besnard

Les collections d’herbier1 sont depuis plus de quatre siècles les référentiels de la diversité des plantes et de la connaissance botanique. Elles servent traditionnellement à la systématique pour la description et la classification des espèces et à l’expertise botanique pour l’identification de spécimens issus de nouvelles récoltes par comparaison avec des spécimens de référence (types). Aujourd’hui l’utilisation des herbiers va plus loin, grâce notamment aux avancées technologiques et de communication interactive. En effet, de plus en plus de spécimens d’herbier sont numérisés et rendus accessible au public, les données de récolte sont retranscrites en masse en grande partie avec des projets de science participative et le séquençage des génomes de plantes s’est largement répandu.

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3 octobre 2018

Speed dating au sommet !

Eline Catherine Susset, Jean-Louis Hemptinne, Etienne Danchin, Alexandra Magro

Chaque automne, des centaines de coccinelles de l’espèce Hippodamia undecimnotata effectuent des vols de migration pour se rassembler sur des promontoires de leur aire naturelle de distribution, du sud-ouest de la France à l’Asie. Elles y resteront jusqu’à la fin du printemps. Certains sites de rassemblement en Aveyron sont connus depuis plus de cent ans, car ils furent déjà décrits par le célèbre entomologiste, Jean-Henri Fabre. Pourquoi un tel comportement a-t-il évolué ? Contrairement à l’idée communément admise, des chercheurs du Laboratoire Évolution & Diversité Biologique (EDB, CNRS/Université Toulouse III/IRD) ont démontré que ces promontoires étaient des lieux de rendez-vous et d’accouplement des coccinelles. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Plos ONE, le 13 juin 2018.

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25 septembre 2018

[Alerte presse] Les introductions d’espèces bouleversent la biodiversité des poissons d’eau douce du globe

Aurèle Toussaint, Nicolas Charpin, Gaël Grenouillet, Thierry Oberdorff, Pablo Tedesco, Sébastien Brosse

Personne n’avait jusqu’à présent étudié comment, à l’échelle du globe, l’introduction d’espèces de poissons exotiques modifie la diversité fonctionnelle des communautés de poissons d’eau douce. Cela revient à tester si les espèces introduites assurent des rôles écologiques différents (capacités de nutrition ou de locomotion par exemple) de ceux assurés par les espèces natives. C’est désormais chose faite par des scientifiques du CNRS, de l’Université Toulouse III - Paul Sabatier et de l’IRD1, qui ont mesuré les traits morphologiques associés à la locomotion et à la nutrition de plus de 9 000 espèces de poissons d’eau douce sur les 13 000 connues. Résultat : alors que les introductions de poissons provoquent un accroissement moyen de l’ordre de 15 % du nombre d’espèces dans les cours d’eau de notre planète – ce qui était connu -, ce changement se traduit par une augmentation moyenne en termes de diversité fonctionnelle de l’ordre de 150 %.

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