Accueil > A la une

A la une RSS des A la une

12 juillet 2018

[Alerte presse] Out of Africa : nos origines multiples

Lounès Chikhi

Mots-clés : Origines humanité, évolution, cultures, Afrique
 
Nos plus vieux ancêtres venaient d’Afrique, et on a longtemps cru qu’ils s’étaient dispersés depuis une région unique, située à l’est ou au sud du continent. Cependant, l’idée d’un berceau de l’humanité bien localisé est de plus en plus remise en question… jusqu’à étendre ce berceau à l’ensemble de l’Afrique. Fossiles humains, gènes et culture matérielle semblent en effet raconter la même histoire : nos ancêtres auraient été présents assez tôt sur tout le continent, évoluant dans des environnements très différents ; et au cours des 300 000 dernières années, c’est une dynamique complexe de connexions, de séparations et de métissages entre les différentes lignées et cultures qui aurait engendré, à la manière d’un puzzle, la diversité de notre espèce. C’est ce nouveau point de vue que publie le 11 juillet 2018, dans la revue Trends in Ecology and Evolution, un consortium composé de spécialistes de l’évolution humaine, de la génétique et des climats du passé, comprenant deux chercheurs du CNRS1.

Lire la suite

2 juillet 2018

Les parasites en font voir de toutes les couleurs aux animaux

Jessica Côte, Lisa Jacquin

Prendre en compte la variabilité naturelle de coloration des animaux pourrait permettre de mieux prédire leurs réponses face aux agents pathogènes. C’est ce que révèle une étude récente menée par des chercheurs du laboratoire Evolution et Diversité Biologique (EDB, CNRS / Université Toulouse III Paul Sabatier / IRD), en collaboration avec des chercheurs de la Station d’Ecologie Théorique et Expérimentale de Moulis (SETE, CNRS / Université Toulouse III Paul Sabatier), de l’Université de McGill et de Sorbonne Universités. Ces résultats sont parus dans la revue Proceedings of the Royal Society, le 30 mai 2018.

Lire la suite

31 mai 2018

Mettre les poissons d’Amazonie en bouteille, c’est (presque) possible !

Kevin Cilleros, Roselyne Etienne, Gaël Grenouillet, Amaia Iribar, Sébastien Brosse

La Guyane Française abrite près de 400 espèces de poissons d’eau douce, soit cinq fois plus que la France métropolitaine. Inventorier cette biodiversité a toujours été tâche ardue pour les chercheurs qui ont souvent fait appel à des techniques de capture destructives telles que des filets qui blessent les poissons. Une équipe de chercheurs du laboratoire Évolution et Diversité Biologique (EDB, CNRS / Univ. Toulouse III Paul Sabatier / IRD), du LECA (Université de Grenoble), du laboratoire SPYGEN (Le Bourget du Lac) et du bureau d’étude HYDRECO (Kourou) vient de montrer que les poissons des cours d’eau de Guyane peuvent être inventoriés en collectant leur ADN se trouvant en suspension dans l’eau des rivières. Il n’est donc plus nécessaire de capturer les poissons pour en faire l’inventaire, ce qui ouvre de nombreuses possibilités de recherche sur les poissons et de nouvelles voies pour la gestion de l’environnement en milieu tropical. Ces résultats sont publiés dans la revue Molecular Ecology Resources parue le 16 mai.

Lire la suite